La grève prévue par le syndicat des joueurs (UNFP) pour les 24, 25 et 26 octobre prochains a le don d'ulcérer Jean-Louis Triaud. Dans les colonnes de L'Equipe, le président des Girondins de Bordeaux s'en est fermement pris à Philippe Piat, le président de l'UNFP. "Je n'aime pas cette propagande consistant à venir se faire prendre en photo dans mon vestiaire le lendemain matin de notre match contre la Roma, s'est emporté Triaud. Il y avait un autre moment pour venir nous emmerder ! Si j'avais été averti de sa visite, il ne serait pas rentré dans mon vestiaire. Cela m'étonnerait que sa grève se fasse. Ce serait la première fois qu'un syndicat de millionnaires se mette en grève. En tout cas, à Bordeaux, il n'y aura pas grève. Malgré le passage en force de M. Piat, les Girondins n'y sont pas très favorables. L'UNFP se prévaut d'un soutien massif des joueurs. Elle est la seule à le prétendre. Tout ça, ce n'est qu'une lutte pour le pouvoir. Elle veut délimiter son territoire et faire la démonstration du poids qu'elle représente. Je le répète : je ne crois pas un seul instant à cette grève. Les présidents ne doivent pas céder." (Par Pierre-Damien Lacourte)
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