La commission de discipline de la LFP a infligé jeudi un match à huis clos à Bastia dans le cadre de la deuxième affaire Kébé, pour "banderoles injurieuses" contre le joueur burkinabé de Libourne/Saint-Seurin, mais la Ligue, indépendante de son organe disciplinaire, a fait appel pour demander aggravation de cette sanction, qu'elle estime "insuffisante". L'incident, qui a fait l'objet d'une instruction, remonte au 22 février avec l'apparition de la banderole "Kébé, on n'est pas racistes. La preuve, on t'enc...", avant le coup d'envoi du match de Ligue 2 Bastia-Libourne/Saint-Seurin. L'arbitre, Eric Poulat, avait exigé l'évacuation des auteurs avant de siffler le début de la partie. Rappellons que des supporters corses s'en étaient déjà pris, lors du match aller le 14 septembre, au même joueur burkinabé en proférant des injures racistes qui avaient valu le retrait d'un point au classement à Bastia. Le Comité national et sportif français (CNOSF), saisi par le Sporting, avait confirmé la sanction.
(Par Patrick Juillard)
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